La faute à la météo ?

 

Deux réseaux complémentaires

Air Normand dispose, comme pour les mesures de polluants, de stations météorologiques automatiques qui envoient leurs informations à intervalles de temps réguliers. Sont concernés : 3 sites pour l'agglomération rouennaise et 5 sites entre Le Havre et Notre-Dame-de-Gravenchon, auxquels s'ajoute le camion laboratoire qui fait office de station mobile. Les mesures effectuées sont les suivantes : températures à différentes hauteurs (pour une représentation de la basse couche atmosphérique), directions et vitesses du vent, pluviométrie, pression, humidité sans oublier une mesure de l'ensoleillement.

Le réseau météo d'Air Normand n'a ni l'échelle ni la vocation du réseau mis en place par Météo France, à qui l'on pense systématiquement quand on parle de météorologie. Météo France a pour mission la prévision du temps afin d'assurer la protection des biens et des personnes vis à vis des phénomènes climatiques, alors qu'Air Normand utilise la météorologie comme un moyen de surveillance et de prévention de la pollution. Il existe donc une complémentarité entre ces deux organismes. Celle-ci se retrouve d'ailleurs dans leurs réseaux respectifs : les mesures effectuées par les capteurs d'Air Normand restent locales, le but étant, pour le vent par exemple, de connaître avec précision la direction des panaches s'échappant des zones industrielles dans un rayon inférieur à la dizaine de kilomètres.

La représentativité du réseau Radôme (réseau d'observation de Météo France) est toute autre : elle est d'échelle synoptique, c'est-à-dire de l'ordre de la centaine de kilomètres, échelle indispensable à l'élaboration de prévisions météorologiques ; elle s'appuie également sur un réseau virtuel (lié à des modèles mathématiques).